« Je ne suis pas médecin » ne vous sort pas de la filière
En résumé : l'article R1335-1 du Code de la santé publique ne vise pas que les soignants. Il range parmi les DASRI les déchets assimilés, c'est-à-dire ceux qui présentent les mêmes risques d'infection ou de piqûre alors qu'ils ne viennent pas d'une activité de soins. Les déchets d'un tatoueur ou d'un perceur entrent explicitement dans cette case. Vous produisez des DASRI, même sans blouse blanche.
C'est la première objection qu'on entend, et elle coûte cher à qui la croit. Une aiguille de dermographe qui a traversé la peau, un embout de buse souillé, une compresse imbibée de sang ne se distinguent en rien, côté risque, d'une aiguille de prise de sang. La réglementation les traite pareil : élimination par une filière agréée, jamais dans la poubelle du salon. Les agences régionales de santé le disent noir sur blanc — la fiche technique DASRI de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes cite nommément les tatoueurs parmi les producteurs concernés.