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Prix de la collecte des DASRI : ce que coûte vraiment l'enlèvement

La plupart des pages sur le « prix du registre DASRI » parlent du coût de l'outil, pas du poste qui pèse vraiment sur votre trésorerie : l'enlèvement de vos déchets par un prestataire agréé. Cette page chiffre ce coût réel par profil de petit producteur, décompose la facture ligne par ligne, et explique comment la faire baisser sans sortir de la légalité.

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Derniere mise a jour : Juillet 2026

Ordres de grandeur annuels par profil de producteur

En résumé : pour un petit producteur, la collecte des DASRI se règle presque toujours au forfait annuel, pas au kilo. Le prix dépend d'abord du nombre de passages imposés dans l'année, ensuite du volume. Les fourchettes ci-dessous sont des ordres de grandeur TTC observés sur le marché français des prestataires agréés — un devis fait foi, elles servent à savoir si celui qu'on vous propose est dans la norme ou hors sol.

Ordres de grandeur du coût annuel de collecte pour un petit producteur (≤ 5 kg/mois), formule d'abonnement, collecteur et traitement compris. Indicatif, hors situation particulière (zone rurale isolée, urgence).
ProfilRythme d'enlèvement réalisteFormule couranteOrdre de grandeur / an TTC
Infirmier libéral (perforants, boîtes seules)1 à 2 passages / anAbonnement petit producteur≈ 100 à 250 €
Pédicure-podologue (perforants quasi exclusifs)2 passages / anAbonnement petit producteur≈ 100 à 250 €
Cabinet médical (perforants + mous)TrimestrielAbonnement + location carton≈ 200 à 450 €
Chirurgien-dentiste (perforants + mous, volume irrégulier)Mensuel à trimestrielAbonnement + carton 25/50 L≈ 300 à 600 €

Deux enseignements sautent aux yeux. D'abord, l'écart entre un IDEL et un dentiste ne tient pas au « prix du kilo » mais au rythme de passage : à deux enlèvements par an contre douze, la facture est mécaniquement multipliée. Ensuite, le podologue et l'infirmier sont les grands gagnants du délai de 6 mois sur les perforants exclusifs (arrêté du 20 avril 2020) : deux tournées par an suffisent, là où beaucoup de contrats en imposent quatre. Si votre boîte ne contient que des aiguilles, vérifiez que votre fréquence facturée n'est pas surdimensionnée — c'est le premier levier d'économie, détaillé pour l'infirmier libéral et le pédicure-podologue sur leurs pages dédiées.

Ce que vous payez réellement : la facture décomposée

En résumé : un devis DASRI n'est presque jamais une ligne unique. Il additionne un abonnement, la mise à disposition des contenants, le passage du camion et le traitement final. Savoir lire ces postes, c'est repérer où un prestataire gonfle et où un autre inclut tout.

  • L'abonnement ou forfait de service. La base du contrat : il ouvre le droit à un nombre de passages par an et couvre la gestion administrative (états récapitulatifs, traçabilité). C'est ce poste qui porte le plus gros du prix chez un petit producteur.
  • La mise à disposition des contenants. Boîtes à perforants (norme NF X30-500, formats 0,5 à 3,5 L), cartons à sac jaune (25/50 L), fûts. Selon le prestataire, ils sont inclus dans le forfait, facturés à l'unité, ou loués s'il s'agit de bacs roulants réutilisables.
  • L'enlèvement (le passage). Le coût de la tournée. Un passage supplémentaire hors calendrier, ou un enlèvement en urgence hors tournée, se facture à part — souvent au prix fort.
  • Le traitement. L'incinération ou le prétraitement par désinfection, généralement au poids. Chez un petit producteur, ce poste disparaît dans le forfait ; chez un producteur au volume, il devient la ligne dominante, facturée au kilo.
  • Le forfait minimum de facturation. Le piège classique : même si vous produisez trois boîtes par an, le prestataire applique un plancher. En dessous d'un certain volume, vous payez pour du vide.
  • Les frais de dossier / mise en service. Un one-shot à l'ouverture du contrat chez certains prestataires. À négocier ou à faire sauter en comparant.

Ce qui fait grimper la facture, dans l'ordre de fréquence : une fréquence de passage supérieure à votre besoin réel, un forfait minimum mal calibré, une zone rurale éloignée des tournées, la location de bacs quand des cartons jetables suffiraient, et les enlèvements en urgence parce qu'on a laissé filer le délai d'entreposage. Ce dernier point est évitable : c'est exactement ce que le calculateur de délai d'enlèvement sert à anticiper.

Passer sous les 5 kg/mois : le forfait petit producteur et la mutualisation

En résumé : le seuil de 5 kg de DASRI par mois sur un même site (arrêté du 7 septembre 1999) est aussi une frontière tarifaire. En dessous, vous accédez au régime « petit producteur » : bon de prise en charge au lieu du bordereau, état récapitulatif annuel, et surtout des formules d'abonnement allégées. Rester sous ce seuil, ou s'y ramener, fait baisser la facture.

Le levier le plus puissant, quand on est plusieurs petits producteurs au même endroit, c'est la mutualisation. Trois infirmières d'une même maison de santé, un cabinet qui partage ses locaux avec un podologue : au lieu de trois contrats et trois passages, un seul point de regroupement et une seule tournée. Le prestataire divise ses frais de déplacement, et chacun paie une quote-part au lieu d'un forfait plein. Attention à un contresens fréquent : mutualiser la logistique ne dilue pas la responsabilité. Chaque producteur reste responsable de ses propres déchets (art. R1335-2 CSP) et doit tenir son propre registre — la collecte est commune, la traçabilité reste individuelle.

À l'inverse, méfiez-vous des contrats qui vous poussent au-dessus du seuil « pour simplifier » : passer au bordereau de suivi et à un rythme mensuel alors que votre production réelle tient en deux boîtes par an, c'est payer un régime de gros producteur pour une activité de ville.

La borne DASTRI est gratuite — mais pas pour vos déchets

La confusion qui fausse tous les calculs

La borne jaune à couvercle vert posée dans les pharmacies est financée par l'éco-organisme DASTRI et sa collecte est gratuite. Mais elle ne couvre qu'une seule chose : les déchets perforants des patients en autotraitement (diabétiques sous insuline, utilisateurs d'autotests). C'est une filière à responsabilité élargie du producteur, fondée sur l'article L4211-2-1 du Code de la santé publique, payée par les fabricants de dispositifs d'autotraitement.

Les DASRI que vous produisez dans le cadre de votre exercice — les aiguilles de vos actes, vos compresses souillées — n'entrent pas dans cette filière. Vous ne pouvez pas les déposer dans une borne DASTRI. Pour vos déchets, la collecte est payante et passe par un prestataire agréé sous convention (art. R1335-3 CSP). C'est ce coût-là, et lui seul, que cette page chiffre.

Autrement dit : le patient diabétique rapporte gratuitement sa boîte à la pharmacie, l'infirmière qui l'a piqué paie l'enlèvement de la sienne. Confondre les deux, c'est soit croire à tort que « tout est gratuit », soit surpayer un service qu'on aurait pu mutualiser.

Demander un devis à un prestataire agréé sans se faire piéger

Il n'existe pas de tarif officiel de la collecte DASRI : le marché est concurrentiel et chaque prestataire construit son prix. Trois réflexes pour comparer utilement.

  1. Partez de la liste des prestataires agréés tenue par votre ARS régionale. La convention n'est valable qu'avec un collecteur autorisé (art. R1335-3 CSP) ; un prix bas chez un opérateur non agréé ne vaut rien et vous expose.
  2. Demandez un prix « tout compris ». Exigez que le devis intègre les quatre postes qui comptent : contenants, enlèvement, traitement et production des documents de traçabilité (bons de prise en charge, états récapitulatifs annuels). Un prix d'appel qui exclut la location des bacs ou les frais de dossier n'est pas comparable.
  3. Calez la fréquence sur votre production réelle, pas sur le calendrier du commercial. Si vos boîtes ne contiennent que des perforants et que vous êtes sous 15 kg/mois, vous avez droit à 6 mois d'entreposage : deux passages par an suffisent. Faites-le écrire.

Comparez au moins trois devis sur le coût annuel total, pas sur le prix du passage isolé, et vérifiez la durée d'engagement : un tarif attractif verrouillé sur trois ans avec revalorisation annuelle peut coûter plus cher qu'un contrat un peu plus élevé mais résiliable.

Le registre : votre preuve que chaque enlèvement facturé a bien eu lieu

Payer la collecte ne suffit pas : encore faut-il pouvoir le prouver. Le registre de l'article R1335-6 est précisément la pièce qui relie chaque euro dépensé à un enlèvement tracé — date, prestataire, volume, référence du bon de prise en charge ou du bordereau. C'est ce document, et non vos factures, qu'un contrôle de l'ARS demande pour vérifier que vos DASRI sont bien partis en filière agréée.

Concrètement, chaque passage payé donne une ligne dans le registre. Le jour d'un contrôle, la cohérence entre vos enlèvements facturés et vos entrées de registre est ce qui atteste que rien n'a été jeté aux ordures ménagères entre deux tournées. Un enlèvement payé mais non consigné, c'est une dépense sans preuve.

Notre générateur de registre DASRI produit ce document en quelques minutes : vous prévisualisez gratuitement le rendu complet, sans créer de compte, et vous ne payez qu'au téléchargement (4,90 € le PDF, 9,90 € le Pack Pro avec le modèle Word rouvrable à chaque enlèvement). Sur trois ans de collectes facturées, c'est le coût le plus bas de toute votre chaîne DASRI.

Questions frequentes

Pour un IDEL qui ne produit que des perforants et reste sous 5 kg par mois, l'ordre de grandeur est de 100 à 250 € par an TTC en formule d'abonnement petit producteur, contenants et traitement compris, sur la base d'un à deux enlèvements annuels. Le prix exact dépend du prestataire, de votre zone et de la fréquence de passage : seul un devis fait foi.

Non, pas pour un professionnel. La borne DASTRI gratuite des pharmacies ne prend que les déchets perforants des patients en autotraitement (diabétiques, autotests), financée par l'éco-organisme DASTRI au titre de l'article L4211-2-1 du Code de la santé publique. Les DASRI que vous produisez dans votre exercice relèvent d'une collecte payante par un prestataire agréé sous convention.

Dans l'ordre : une fréquence de passage supérieure à votre besoin réel, un forfait minimum de facturation mal calibré, une zone rurale éloignée des tournées, la location de bacs réutilisables quand des cartons jetables suffiraient, et les enlèvements en urgence hors tournée. Caler la fréquence sur votre production réelle est le premier levier d'économie.

Restez dans le régime petit producteur, qui ouvre des formules d'abonnement allégées, et mutualisez quand vous êtes plusieurs au même endroit : un point de regroupement et une tournée partagée entre plusieurs professionnels divisent les frais de déplacement. Chacun garde toutefois son propre registre, car la responsabilité reste individuelle.

C'est le poste le plus faible de la chaîne. Le registre est obligatoire (art. R1335-6) et sert de preuve que chaque enlèvement facturé a bien eu lieu. Notre générateur le produit à partir de 4,90 € le PDF, avec prévisualisation gratuite sans compte : sur trois ans de collectes, son coût est marginal face au contrat d'enlèvement.

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