La convention, avant même le registre
En résumé : beaucoup de producteurs se concentrent sur le registre et découvrent en contrôle qu'il leur manque le document qui vient avant. Dès lors que vous ne traitez pas vous-même vos DASRI — c'est le cas de tous les cabinets et officines —, l'article R1335-3 du Code de la santé publique impose une convention écrite avec celui qui les prend en charge. Sans seuil de volume : elle est due même sous 5 kg par mois.
C'est la logique du texte, et elle est simple : le producteur reste responsable de ses déchets jusqu'à leur élimination finale (art. R1335-2). Confier physiquement une boîte à aiguilles à un collecteur ne transfère pas cette responsabilité ; seul un contrat écrit organise et prouve ce transfert de prise en charge. L'arrêté du 7 septembre 1999 relatif au contrôle des filières le confirme dans son article 2, sans distinction de volume. La convention n'est donc pas une formalité commerciale : c'est la pièce qui fonde toute la chaîne de traçabilité que le registre viendra ensuite documenter.